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PORTRAITS

Ils sont artiste, cheffe étoilée, designer ou apiculteur, pilote automobile ou créatrice de mode. Leur point commun ? Ces personnalités glamour ou au cœur de la vie culturelle, économique et sociale régionale sont les moteurs de l’actualité azuréenne. Découvrez sans filtre le témoignage de leur parcours, leurs rêves, leurs ambitions et leurs projets à venir.

décembre 2020

Christophe Barraud

  • Le pari des prévisions économiques
  • Il fait partie des économistes les plus influents du moment, sacré meilleur prévisionniste au monde sur les statistiques américaines, chinoises et de la zone euro en 2019 pour la 3e année consécutive ! Et déjà lors de sa thèse de doctorat, soutenue à l’Université Paris-Dauphine, cet Azuréen né à Saint-Laurent du Var ne manquait pas de fun

 

 

 
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Il fait partie des économistes les plus influents du moment, sacré meilleur prévisionniste au monde sur les statistiques américaines, chinoises et de la zone euro en 2019 pour la 3e année consécutive ! Et déjà lors de sa thèse de doctorat, soutenue à l’Université Paris-Dauphine, cet Azuréen né à Saint-Laurent du Var ne manquait pas de fun. « L’idée était de montrer que les paris sportifs sont des indicateurs fiables pour prévoir l’évolution des marchés boursiers. Cela permet aussi d’avoir des informations en temps réel contrairement aux sondages », s’enthousiasme le trentenaire, qui se rendait étant enfant avec son père à l’Hippodrome de Cagnes-sur-Mer. Aujourd’hui encore, Christophe Barraud continue ainsi d’utiliser les paris sportifs parmi d’autres indicateurs pour ses conclusions, comme dans le contexte du référendum sur le Brexit ou de la présidentielle américaine.

Qui fait les chiffres et d’où viennent-ils ?
Ayant commencé sa carrière chez Dexia Securities, Christophe a rejoint Market Securities il y a près de 10 ans. Chef économiste et stratégiste à Paris, il y conseille des banques, sociétés d’assurance et hedge funds à l’international, et a même convaincu sa société d’ouvrir un bureau à l’Arénas à Nice. Le télétravail du coup, il connaît bien : « Je suis ici presque la moitié du temps. » Si les chiffres sont un aspect essentiel de son métier, il ne se définit pas pour autant comme un champion des maths. « Il faut s’organiser pour recueillir un maximum d’infos dans des domaines variés, savoir les trier et ensuite construire des modèles simples. Vous obtenez ainsi une zone de projection avec un intervalle de confiance, mais après, ce sera toujours une question de ressenti », insiste le Laurentin. Un constat d’autant plus vrai en période de COVID-19, quand les logiques sanitaires, économiques et politiques peuvent diverger. Et de conclure : « En mars dernier, je me suis ainsi dit en une nuit que je pouvais jeter tous mes modèles. C’est un métier dans lequel avant tout, il faut savoir se remettre en question. »

Par Eve Chatelet – Photo Loïc Basoli

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