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PORTRAITS

Ils sont artiste, cheffe étoilée, designer ou apiculteur, pilote automobile ou créatrice de mode. Leur point commun ? Ces personnalités glamour ou au cœur de la vie culturelle, économique et sociale régionale sont les moteurs de l’actualité azuréenne. Découvrez sans filtre le témoignage de leur parcours, leurs rêves, leurs ambitions et leurs projets à venir.

décembre 2017

Maxime Nocher

  • Vol au-dessus des flots

 

 

 
 MAXIME NOCHER 2017 JMS

 

La dernière fois que nous avons croisé Maxime, en janvier 2016, il annonçait son objectif de battre le record de la traversée continent-Corse en kitesurf. L’a-t-il battu ? Non, il l’a pulvérisé ! « Après une première tentative ratée à cause des intempéries, j’ai rallié Calvi au départ de Monaco en 4 h 13. » Soit 1 heure de moins que la précédente performance réalisée par Raphaël Salles en 2009. Sinon, quoi de neuf dans sa vie ? La routine, aurait-on envie de dire : « L’année dernière, j’ai gagné deux titres de champion du monde, un en “Foil”, c’est-à-dire une planche équipée d’un aileron qui permet de voler au-dessus de l’eau. » L’autre en « Formula Kite », considérée – toutes proportions gardées – comme la Formule 1 du genre. Le voilà donc aujourd’hui nonuple champion du monde de kitesurf. Impressionnant certes, mais son objectif reste les Jeux olympiques où la Formula sera discipline officielle en 2024, à Paris, et où notre champion de 23 ans représentera Monaco. En effet, même s’il est né en France, c’est en Principauté, et plus précisément au Yacht Club, qu’il exerce. « Je cours sous les couleurs du club qui me supporte financièrement et techniquement. » C’est d’ailleurs là qu’il a croisé le chemin de Pierre Casiraghi, second fils de la princesse Caroline. « On a des projets communs autour du Malizia, le catamaran à foils de 60 pieds que le prince prépare avec le skipper Boris Herrmann pour le Vendée Globe 2020. Car le kite est un vrai laboratoire d’innovation pour les bateaux. » Bref, Maxime est – de son propre aveu – un garçon comblé. D’ailleurs, il entend bien finir les études en Master Finance qu’il suit à l’Edhec. « Je préfère déjà me ménager une porte de sortie et penser à l’avenir, car, même si dans mon domaine on peut concourir jusqu’à 36 ans, on n’est jamais à l’abri d’un accident qui vous obligera à tout arrêter du jour au len­de­main. » Comme quoi, on a beau passer son temps à voler sur l’eau, on n’en garde pas moins les pieds sur terre.

 

Par Alexandre Benoist

Photo Jean-Michel Sordello

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