Le sculpteur Richard Baquié a traversé les années 1980-1990 telle une météorite : une reconnaissance nationale et internationale fulgurante (ARCA-Roger Pailhas, centre Pompidou, Documenta de Kassel, Guggenheim de New York...), une production de dix ans à peine et une mort prématurée, en 1996, à 44 ans. Heureusement, l’Hôtel des Arts de Toulon redonne ses lettres de noblesse à l’artiste marseillais, aidé en cela par Jean-François Chougnet, président du MuCEM, et par Yves Gallois, photographe et compagnon de route de l’artiste – ne ratez surtout pas son portfolio commenté. Ensemble, ils ont voulu proposer aux initiés comme aux néophytes une « relecture de son travail », dégagée des images encombrantes de rigueur : « l’artiste bricoleur, l’artiste centré sur son identité marseillaise ». « Je cherche une sculpture qui agit », disait justement le sculpteur à une époque où ce médium n’avait pas du tout la cote. Son œuvre, comme son parcours, a une résonance toute particulière aujourd’hui.
Jusqu’au 7 mai
Toulon
236 bd Maréchal Leclerc, Tél. 04 83 95 18 40
www.hdatoulon.fr




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