Sous le soleil de l’art, la Côte d’Azur brille toujours plus fort !Tour d’horizon des expositions phares de l’été.
MAMAC
« Cosmogonies,au gré des éléments »
Tout l’été, le MAMAC zieute du côté du ciel, offrant « un éclairage poétique et historique sur les pratiques environnementales et écologiques » dans le domaine de l’art. En figure de proue, Yves Klein (1928-1962), autour duquel l’exposition a été bâtie. Après s’être approprié l’infini bleu du ciel et de la mer – breveté IKB pour International Klein Blue – l’artiste niçois a entrepris, deux ans avant sa mort, de capter les « états-moments de la nature ». Ses Cosmogonies sont présentées aux côtés d’autres « co-créations avec la nature » expérimentées par une cinquantaine d’artistes, comme lui « cueilleurs de vent, de lumière et de pollen »
Jusqu’au 16 septembre
Nice, Place Yves Klein
Centre d’art La Malmaison
Max Ernst, « L’imagination en jeu »
À la proue du mouvement dada et du surréalisme, Max Ernst (1891-1976) est un des artistes les plus inventifs du XXe siècle. Les techniques de collage, « frottage » ou « grattage » de cet expérimentateur de génie ont inspiré nombre d’artistes. Exceptionnellement réunies à La Malmaison, les huiles sur toile, dessins, sculptures et gravures présentés illustrent son rapport avec le Sud, notamment son travail avec Pierre Chave qui, dès 1966, fut l’un de ses lithographes attitrés. C.M.
Du 13 juillet au 28 octobre
Cannes, 47 La Croisette
1re Biennale internationale de Saint-Paul-de-Vence
C’est tout le village – lieux fermés comme l'espace public (remparts, rues, places) qui accueille la première édition de la Biennale d’art contemporain, présidée par Olivier Kaeppelin, ex-directeur de la Fondation Maeght. Toutes les œuvres jalonnant le parcours, réalisées par 13 artistes d’envergure mondiale (dont Vincent Barré, Jan Fabre, Tania Mouraud, Jean-Pierre Raynaud, Vladimir Skoda, Agnès Thurnauer…), rendent hommage à la « média-terra », la mer entre deux terres…
Jusqu’au 31 août
Saint-Paul-de-Vence
Villa Paloma
Tom Wesselmann, « La Promesse du Bonheur »
C’est l’un des artistes les plus célèbres du pop art. Pourtant, son œuvre reste encore trop méconnu. De la figuration aux compositions abstraites, des collages aux assemblages, Tom Wesselmann s’est attelé aux natures mortes, aux paysages, mais aussi au nu presque à l’obsession, bouleversant la tradition des grands maîtres tout en leur faisant des clins d’œil humoristiques. Réunissant 27 peintures, dessins, et sculptures, réalisés entre les années 1960 et 1980, l’exposition tire son titre de la fameuse affirmation de Stendhal : « La beauté n’est que la promesse du bonheur ». T.S.
Jusqu’au 6 janvier 2018
Monaco, 56 boulevard du Jardin Exotique
Fondation Maeght
Jan Fabre, « Ma nation : l’imagination »
L’exposition « sur mesure » créée par Jan Fabre pour la Fondation Maeght fait la part belle à la pensée, l’imaginaire, au corps et aux découvertes scientifiques, thèmes récurrents dans l’œuvre polymorphe de l’immense et inclassable artiste belge. Parmi les plus belles œuvres déployées sur l’ensemble de l’établissement, des collages-dessins très délicats et de sublimes marbres translucides, spécialement réalisés pour l’occasion.
Jusqu’au 11 novembre
Saint-Paul-de-Vence,
623 chemin des Gardettes
Musée Fernand Léger
« Vis-à-vis. Fernand Léger et ses ami.e.s »
Entre Fernand Léger (1881-1955) et les artistes de son temps, les liens furent réguliers, riches et particulièrement inspirants. Très « branché » sur son époque, autant sur les innovations artistiques que techniques, Léger n’est jamais resté figé dans une posture dogmatique, les échanges avec ses « ami.e.s » n’ont eu de cesse de nourrir sa réflexion et d’influer sur sa démarche de peintre. Et inversement. Son œuvre a inspiré toute une génération d’artistes de l’avant-garde européenne tels que Francis Bacon, Alexander Calder, Giorgio de Chirico, Jean Fautrier, Kandinsky, Lichtenstein, etc.
Jusqu’au 17 septembre
Biot, Chemin du Val de Pôme
Villa Arson, La Station,
Espace à Vendre « We Are The Painters »
L’inclassable duo formé en 2004 par Nicolas Beaumelle et Aurélien Porte expose cet été dans trois hauts lieux de la vie artistique niçoise. À la Villa Arson (où les artistes ont effectué une résidence), à La Station et à la galerie Espace à Vendre, le tandem « We Are The Painters » présente une rétrospective de leur œuvre, certes centré sur la peinture, comme leur « nom de scène » le laisse présupposer, mais aux formes extrêmement multiples : toiles, installations in situ, films, dessins, etc.
Jusqu’au 14 octobre : Nice, Villa Arson, 20 avenue Stephen Liégeard
Jusqu’au 29 septembre
Nice, Espace à Vendre
10 rue Assalitet à La Station, 89 route de Turin
Musée de la Photographie Charles Nègre
Franco Fontana, « Horizons »
Des segments, des droites, des verticales, des courbes, des angles, des découpes d’ombre et de lumière, des couleurs saturées, zéro artifice… Les paysages du photographe Franco Fontana (né à Modène en 1933) surfent constamment aux confins de l’abstraction. « La créativité ne signifie pas photographier ce qui est, mais ce que nous imaginons qui soit… », explique l’artiste dont le livre Skyline, paru en 1978, contribua à ouvrir la voie à la nouvelle photographie italienne.
Jusqu’au 30 septembre
Nice, 1 place Pierre Gautier
Musée Bonnard
« Inspirantes, inspiratrices : passions croisées »
Modèles, muses, compagnes, confidentes, et bien plus que ça… Qu’elles soient dans l’ombre ou la lumière, les femmes d’artistes n'ont jamais compté – et ne comptent toujours pas – pour des prunes ! L’exposition « Inspirantes, Inspiratrices », présentée dans le musée de Pierre Bonnard – on recense 146 tableaux et 717 dessins dont son épouse Marthe a été le modèle –, met en exergue le lien quasi mystérieux unissant la femme et le créateur à travers une quarantaine d’œuvres de ses contemporains Toulouse-Lautrec, Vuillard, Renoir, Chagall, Bonnard, Matisse, Giacometti, etc.
Jusqu’au 4 novembre
Le Cannet, 16 bd Sadi Carnot
Musée Jean-Honoré Fragonard
« Parfums d’interdit »
La sensualité cachée dans la peinture du XVIIIe siècle est au cœur de l’exposition du musée grassois, subtilement sous-titrée « l’audace sous le pinceau ». Entre attrait du désir et crainte de la censure, Jean-Honoré Fragonard, Marguerite Gérard, Louis-Léopold Boilly, Louis-Roland Trinquesse et tant d’autres se sont régulièrement livrés à de véritables numéros d’équilibriste afin de suggérer des échanges charnels. Autre temps fort, la présentation de la peinture L’oiseau chéri de Fragonard, retrouvée il y a peu par l’historienne Carole Blumenfeld.
Jusqu’au 23 septembre
Grasse, Hôtel de Villeneuve, 14 rue Jean Ossola
Galerie des Ponchettes
Michel Blazy, « Timeline »
Le cycle MAMAC Hors les Murs accueille Michel Blazy à la Galerie des Ponchettes, figure reconnue de la scène nationale et internationale. Originaire de Monaco, l’artiste (né en 1966) travaille avec le vivant (le végétal, surtout, mais aussi les insectes, moisissures, bactéries), qu’il s’agisse de croissance ou de dégénérescence. En écho avec l’exposition « Cosmogonies » du MAMAC, il a composé un jardin évolutif à l’échelle du lieu, spectaculaire, philosophique, inoubliable.
Jusqu’au 4 novembre
Nice, 77 quai des États-Unis




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